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Voyage V Paris-Berlin!
Cabaret franco-allemand
Corinne Chatel voix, Salomé Magnier harpe, Denis Forget accordéon, Gérald Muller contrebasse, Dominique Guibbert régie, Jean Dunz costumes

Bienvenue au cabaret ! Ca y est, c’est la dernière, la lettre du directeur est arrivée. Un théâtre de plus va fermer ses portes. Et pourtant on chante encore pendant que se prépare la Deuxième Guerre Mondiale. Des chansons qui disent l’amour, ses errances, ses incertitudes et la révolte contre ce que l’on serait tenté de prendre pour une fatalité, l’âpreté des rapports humains. A travers quelques chansons et textes puisés dans les répertoires allemands et français de l’Avant-Guerre (Edith Piaf, Kurt Weil, Hollaender, Karl Valentine...) s’expriment des sensibilités différentes mais qui se rejoignent parfois au mépris des antagonismes exacerbés par les politiques de l’époque. Paris-Berlin, une coproduction avec les Dominicains d’Alsace a connu beaucoup de succès sur les scènes françaises et allemandes grâce à l'excellent ensemble que forme ce quatuor très particulier. Corinne Chatel, franco-allemande, doué d'une forte expression et d'une présence sur scène époustouflante est aussi à l'aise en Marlène, qu'en fille légère des ports, en femme émancipée qu'en vieille femme fatale, épuisée. Dans le cabaret elle vit son enthousiasme pour le théâtre et la danse. Les interprétations profondes et juste de ces quatre musiciens talentueux prouvent que cet ensemble analyse d'une manière lucide le bien et le mal dans notre société actuelle et également celle du passé. Avec Paris-Berlin les frontières sont supprimées, les mentalités s'harmonisent, et le public se demande: "mais dans quel pays nous trouvons nous donc?".

Revue de presse

"...Corinne Chatel, chanteuse à la double culture franco-allemande parfaitement à son aise dans un répertoire taillé sur mesure. La gouaille, le charme cuivré de son timbre de contre alto, un jeu de scène étudié pour séduire ou pour provoquer, autant de moyens de souligner des textes drôles, des chansons d'amour un peu vache, ou encore le féminisme revendiqué d'une époque où il restait à inventer. Passant du français à l'allemand en jouant des contraste, emporté par des musiciens allègres et porté par des textes plus graves qu'ils ne le semble de prime abord, un public bien vite enthousiaste imprégnait de l'esprit d'une époque...
DNA 31 juillet 2007
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